

Ni chair à canon, ni chair à patron ! Le capitalisme ne nous promet que guerre et misère – organisons-nous pour le renverser !
À l’internationale, les grandes puissances capitalistes, États-Unis en tête, Chine et Russie sur les talons, entendent faire régner la loi du plus fort. Qui en paie le prix ? En premier lieu les peuples, de la Palestine au Congo en passant par l’Ukraine ou le Vénézuela. La concurrence capitaliste pèse lourd ici aussi contre les jeunes et les travailleurs : austérité tout azimut, hausse des budgets militaires, tentatives d’embrigadement de la jeunesse, montée des politiques racistes et nationalistes. Le seul avenir que nous promet la classe des grands patrons et actionnaires, c’est de payer le prix de leur course aux profits. Mais nous avons le pouvoir de les renverser. Les plus forts de cette société, ce sont les millions de travailleuses et travailleurs qui la font tourner !
Pendant que les États se réarment, les plus riches se gavent !
Le rapport sur les inégalités dans le monde de 2025 donne le ton : 0,001 % de la population mondiale (soit moins de 60 000 multimillionnaires) détient 3 fois plus de richesses que les 4 milliards les plus pauvres. Ce n’est donc pas « la crise » pour tous. Seulement, si l’humanité n’a jamais eu autant de richesses, de science et de technologies à disposition, le pactole est capté par une poignée de parasites qui l’organisent selon la seule loi du profit. Chaque année, et sans jamais bosser, les grandes familles françaises comme Mulliez, Bouygues, Peugeot ou Michelin empochent 400 milliards d’euros, soit l’équivalent de 23 millions d’années de travail pour un smicard. Si leurs fortunes explosent, c’est qu’ils aggravent l’exploitation de millions de salariés à coup de salaires bloqués, d’augmentation des cadences, de « flexibilisation » du temps de travail et de licenciements.
Pour maximiser leurs profits, les capitalistes n’hésitent pas non plus à piller les caisses publiques. Ils ont un outil à leur service pour cela, l’État, et nombre de politiciens zélés à qui déléguer le sale boulot. Derrière le cirque parlementaire de cette année s’organise une véritable guerre aux classes populaires à coups de coupes budgétaires dans tous les services essentiels. Un exemple : 7 milliards de moins dans la santé, alors que des patients meurent sur les brancards des CHU de Rennes ou de Grenoble, faute de lits, de moyens, d’embauches.
Du côté des couches populaires, la misère, l’injustice et le manque d’avenir n’ont pas manqué de faire germer des révoltes. Les dernières en date ? Celles de la « Gen Z » et des classes populaires au Népal, au Maroc, à Madagascar. Elles ont secoué bien des régimes, filé une peur bleue aux cliques de millionnaires et déboulonné quelques « puissants » qu’on pouvait croire intouchables. De quoi s’en inspirer ici !
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Où vont les économies réalisées sur nos vies ? Dans les subventions aux entreprises (211 milliards en 2025)… et dans le budget de l’armée : pour les pays de l’OTAN, l’objectif est fixé à 5% du PIB dans les dépenses militaires (pour un total mondial de 2 718 milliards de dollars en 2025, +9% par rapport à l’année précédente). À la clé, des bénéfices juteux pour les marchands de canons français que sont Airbus, Safran, Dassault, Thalès ou Naval Group, dopés aux commandes publiques et aux subventions d’État. |


Fermer la porte des études, ouvrir grandes celles de l’exploitation …
Avec déjà presque 100% des facs en déficit, les nouvelles coupes budgétaires vont augmenter le nombre de places ou de filières fermées comme à Nanterre ou au Mirail à Toulouse. En parallèle, ce seront des postes non pourvus, des budgets de bibliothèques réduits, des économies sur le chauffage, des réductions d’heures de cours. Autant d’attaques qui retomberont sur le dos des étudiants issus de familles populaires tandis que la jeunesse dorée ira se réfugier dans les établissements privés financés à grand frais par l’État.
La politique des présidences d’universités n’arrange pas les choses. Leur tâche à elles, c’est de faire payer l’austérité aux étudiants et au personnel, notamment en augmentant les frais d’inscription pour les étudiants étrangers non-européens comme à Paris 1. 2 895€ l’année de licence et 3 941€ celle de master : c’est quinze fois plus cher que pour le reste des étudiants. Le RN rêvait de préférence nationale, les facs l’appliquent… même si, heureusement, les étudiants la refusent et se mobilisent ! D’autant plus que, tout comme les hausses des frais sous couvert d’échelonnage sur le revenu des parents (par exemple à Paris-Dauphine, 255 à 11 000€ en master), ces mesures préparent le terrain à une hausse générale des frais d’inscription.
Cela, c’est pour ceux qui accèdent encore à la fac mais que la sélection sociale se fait sentir du collège au master, en passant par Parcoursup. Pour les enfants des classes populaires, direction les formations pros pour rejoindre les rangs des travailleurs, le chômage forcé ou l’armée.
… et celles de l’armée !
Après le général Mandon voulant préparer la population à « perdre ses enfants » à la guerre, c’est Macron qui remet en selle un service militaire pour les 18-25 ans. Volontaire, ce service militaire ? Mais qu’est-ce que cela veut dire dans une société de classe aussi inégalitaire ? 800 euros nourri-blanchi, fausses promesses d’ascension sociale, avantages sur les transports et sur Parcoursup, où le gouvernement indique qu’il sera possible d’avoir son premier vœu après son service… Tout cela aurait de quoi faire passer le pas à bien des jeunes.
Qu’on soit obligés d’y aller ou non, il faut comprendre que derrière la propagande pour la patrie, la paix, la liberté ou le peuple, le gouvernement veut nous faire défendre le profit, la bourgeoisie française et sa liberté d’exploiter. L’armée française n’est ni l’étendard de la démocratie pacifique, ni un mal nécessaire pour être respecté. C’est une armée déployée à Mayotte et en Kanaky pour faire régner l’ordre colonial, en Afrique pour protéger le pillage des grands groupes français. À ces fins, la bourgeoisie française préfère aujourd’hui les soldats professionnels aux bataillons de conscrits.
En revanche, la tendance en France comme en Allemagne est à muscler ces armées professionnelles : doubler l’armée de réserve d’ici 2035 et augmenter les effectifs de l’armée de 75.000 militaires d’ici 2030. L’occasion de nous bourrer le crâne de nationalisme, de préparer l’union sacrée nécessaire aux futurs conflits militaires pour le compte de la bourgeoisie. Ce nouveau service vise à mettre au pas la jeunesse, autant celle qui passe sous encadrement militaire que la grande majorité qui doit se coltiner la propagande nationaliste et militariste dans les collèges et les lycées. Le gouvernement veut nous apprendre à obéir au flic, à l’huissier et au juge, en bref à ceux qui, sous un uniforme ou un autre, sont le visage de l’État et de l’ordre social capitaliste.
Notre force est à chercher du côté des luttes et de notre organisation !
En Allemagne, 50 000 lycéens ont manifesté en décembre contre l’instauration du service militaire. Aux États-Unis, des milliers de jeunes ont rejoint la contestation contre la police de l’immigration ICE. Ils nous montrent la voie à suivre. Les gouvernements veulent remplacer le bruit de la révolte par le bruit des bottes ? Alors organisons-nous, prenons massivement le chemin de la rue, militons pour que les grèves se généralisent. Car nous ne voulons ni être de la chair à canon, ni de la chair à patron !
Pour nous débarrasser du militarisme et de la pauvreté, nous devons nous attaquer à la racine du problème : le système capitaliste, la dictature économique qu’exercent quelques grandes fortunes sur toute la société ! Pour cela, nous ne pouvons compter que sur nos forces, celles de millions de jeunes et de travailleurs à travers les frontières. Et pour que les révoltes aillent jusqu’au bout, il est indispensable de s’organiser consciemment pour renverser cette société, pour fonder un nouveau monde basé non pas sur l’exploitation mais sur les intérêts communs que tous les exploités ont à travers le monde : une société communiste.
La bourgeoisie a ses états-majors, avec les conseils d’administration des grandes entreprises, les syndicats patronaux, les États à son service. À nous de construire une organisation politique, communiste et révolutionnaire. Aux jeunes salariés, étudiants ou lycéens révoltés par cette société : rejoignez-nous. Urgence révolution !
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ENCART MUNICIPALES C’est pour incarner cette politique qu’avec le NPA-Révolutionnaires, nous présentons des listes de jeunes, d’ouvriers et de salariés aux élections municipales de 2026. Ces listes expriment la nécessité d’en finir avec la société capitaliste. Il faut voter et faire voter pour elles afin d’envoyer un signal politique au patronat et à l’extrême-droite. Il faut le faire afin d’envoyer des militants révolutionnaires dans les mairies, où ils seront les yeux, les oreilles, le porte-voix des travailleurs et de leurs luttes. Pour que cela existe, il faut dès aujourd’hui des bras, des cerveaux et toutes les bonnes volontés. Rejoins la campagne ! |
