

Appel de l’Assemblée générale lycéenne nationale du 10 octobre 2026
Nous relayons ici l'appel écrit, et adopté, par les lycéens réunis en Assemblée générale lycéenne nationale ce 10 octobre à Paris.

Jeunesse scolarisée

Nous relayons ici l'appel écrit, et adopté, par les lycéens réunis en Assemblée générale lycéenne nationale ce 10 octobre à Paris.

Près de deux semaines après le début de la grève lycéenne à Créteil, le mouvement de jeunesse initié par les lycéens continue d’accélérer et de s’étendre.

Éditorial du NPA-Révolutionnaires du 6 octobre 2026

Edito du NPA Jeunes Révolutionnaires du 5 octobre 2026

Communiqué du NPA-R et du NPA Jeunes Révolutionnaires

En une dizaine de jours à peine, le mouvement de colère dans les lycées s’est étendu de la région parisienne à l’ensemble du territoire. Le ras-le-bol exprimé par les lycéens de Créteil a d’abord germé dans les autres lycéens de banlieue parisienne, de Saint-Denis à Sarcelles, en passant par Drancy, jusqu’à connaître une croissance explosive à Paris, Bordeaux, Tours, Besançon, Nice, Strasbourg, Toulouse, Lille, etc., aussi bien dans les lycées généraux, professionnels ou BTS. Lundi 28 septembre, le gouvernement annonçait 180 lycées bloqués, ils étaient plus de 400 le lendemain.

En Allemagne, 45.000 lycéens ont manifesté contre le service militaire ce vendredi 25/09. En France, ce sont une dizaine de lycées en banlieue parisienne qui ont bloqué contre le manque de moyens. Cette semaine, les blocages sʼétendent comme une traînée de poudre. Soutenons-les et rejoignons-les !

La rentrée, cʼest des plafonds qui tombent, des options qui sautent faute de profs, et des infirmières absentes. Et avec ça, une bonne dose de stress Parcoursup alors quʼil nʼy a même pas de bonnes conditions pour étudier. A Créteil comme à Gonesse, les lycéens lʼont dit haut et fort sur les blocus !

Depuis la rentrée, des collectifs de sans-facs, soutenus par les sections syndicales locales de l’Unef, s’organisent sur les campus de Nanterre, Grenoble, Lille, Lyon et Metz pour obtenir des places à l’université. Ces jeunes refusés sur Parcoursup ou en master ont fait le choix de contester la sélection dont ils sont victimes et de se mobiliser pour contraindre les administrations à les inscrire.

Le ministre de l’Éducation rend obligatoire, dès le CM1, une cérémonie du 11 novembre pour célébrer les « Morts pour la France ». La cérémonie servirait à faire de nous « des citoyens conscients de partager une destinée commune » (une destinée commune avec Bolloré et Bernard Arnault ?), à laquelle « chacun de ses enfants peut prétendre » (sauf s’ils sont pauvres ou étrangers).

Le 7 septembre, le Sénat a rendu public son rapport sur « l’excellence dans les universités ». Une belle provocation lorsqu’on en lit le contenu. Alors qu’en avril dernier, Macron imposait un décret pour augmenter les frais d’inscription pour les étudiants étrangers à 3 000 euros l’année de licence et 4 000 l’année de master, c’est maintenant à tous que le rapport de la sénatrice (LR) Laurence Garnier propose de s’en prendre, en augmentant les frais d’inscription à 900 euros en licence et à 1 300 euros en master… Cette petite musique revient depuis des années. Nous devons la stopper net : aucune augmentation des frais d’inscription quelle que soit notre nationalité ! Gratuité des facs !

« Les connasses », « ces singes » voilà comment s’exprime tranquillement un chef de patrouille, ancien militaire, et garde du corps de Marine Le Pen à ses heures perdues. Les propos ignobles de la police municipale de Carcassonne, recueillis par hasard, ne font que confirmer les réflexes très politiques des « gardiens de la paix » concernant les femmes, les étrangers, les jeunes …