
Appel de la troisième Coordination Nationale Lycéenne [réunie le 29 octobre 2026 à Paris]
Jeudi 29 novembre, nous étions 70 lycéens et lycéennes venus d’au moins 54 lycées mobilisés, réunis à Paris pour notre troisième Coordination nationale lycéenne. 28 villes étaient représentées.
Notre colère est née dans les lycées populaires des Outremers et de banlieues. La mobilisation s’est étendue depuis cinq semaines à toutes les villes et tous les lycées du territoire. Partout, les inégalités, le manque de moyens, infirmières, professeurs, les classes à 35, 8° en hiver, 40° en été et le tri social de Parcoursup ont réveillé la révolte. Celle-ci a déjà entraîné d’autres bouts de la population le 17 et le 24 avec des rues noires de monde contre la vie chère.
Notre nombre, notre détermination et la convergence de notre mouvement avec le monde du travail font peur au gouvernement. Il a envoyé la police, aidée par des groupuscules racistes et sexistes, pour matraquer, gazer et mutiler les lycéens et lycéennes qui exigeaient une éducation et un avenir digne ! Il a fermé nos lycées et interdit nos manifestations. Il a essayé de nous diviser entre casseurs et pacifiques. Nous ne nous laisserons pas diviser. Les vrais violents, ils sont au gouvernement : qu’ils s’en aillent tous, Macron et les patrons ! Nous revendiquons la libération immédiate de tous les interpellés et l’amnistie de tous les condamnés. Mais notre mobilisation a aussi forcé le gouvernement à ouvrir le carnet de chèques et à toucher à Parcoursup alors qu’avant, il disait que ce n’était pas possible. Résultat : les comptes sont loin d’être bons ! On ne réclame pas un milliard par-ci ou un autre nom pour Parcoursup par-là. On revendique l’abrogation totale de Parcoursup et du tri social, et donc des milliers de places en plus en études supérieures. On revendique des classes à 25 partout maintenant avec plus de professeurs et plus de moyens, surtout dans les lycées de quartiers pauvres.
Pour gagner, nous devons continuer la mobilisation et massifier le mouvement. Il n’y aura pas de retour à la normale à la rentrée ! Nous appelons à être dans la rue en cortèges lycéens le samedi 31 octobre et le mardi 3 novembre, à organiser des manifestations partout ! Blocus, assemblée, rassemblement, manifestations, tractages … rendons-nous visibles par tous les moyens dès le lundi. Continuons d’ouvrir la brèche dans laquelle tout le monde, lycéens, étudiants, travailleurs, retraités, pourra s’engouffrer dès la date de grève du 5 novembre. Nous voulons construire un nouveau mai 68 qui aille jusqu’au bout contre les inégalités et la vie chère. Pour ça, nous nous adressons à tous les travailleurs et travailleuses, syndiqués ou non, qui veulent se battre ! C’est la grève générale que nous devons construire pour faire plier le gouvernement !
Pour porter nos revendications et décider par nousmêmes de notre lutte, sans attendre des représentants auto-proclamés qui vont négocier des miettes avec Macron, nous appelons à nous organiser en assemblée générale et coordination lycéenne à tous les niveaux : dans les lycées, les villes, les départements, et à l’échelle nationale.
La prochaine Coordination nationale lycéenne aura lieu le dimanche 8 novembre à Paris : envoyez-y un maximum de délégations d’un maximum de villes, si possible élues !
