

Après un été en feu, soyons l’étincelle de la révolution !
Tract lycée du NPA Jeunes Révolutionnaires
La rentrée s’annonce avec son lot de galères : manque de profs, classes surchargées, sans compter le stress qui commence. Pourtant, elle ne nous fera pas oublier cet été catastrophique avec trois vagues de canicules, des incendies et sécheresses historiques.
Dis-moi ta classe, je te dirai la température
A la TV, Yann Barthès osait dire « qu’on a tous chaud pareil ». Mais bien sûr ! Bernard Arnault, patron multimilliardaire dans sa villa climatisée, a passé le même été que les travailleurs du bâtiment ou que les habitants de Chanteloup-les-Vignes (une semaine entière sans électricité car la canicule avait fait fondre les câbles). En Inde au même moment, il y a eu 30 000 morts en cinq jours dans la population pauvre à cause des fortes chaleurs.
Les responsables sont au gouvernement …
Les pompiers et les soignants pointent du doigt l’inaction du gouvernement. Manque de lits, de ventilateurs, de moyens, de personnel, bref, ça manque de tout et ce sont les travailleurs et la population qui trouvent des solutions. Pourtant, il y a des milliards débloqués chaque année pour l’armée et encore d’autres milliards filés au grand patronat. Au bout des courses : 12 Canadaires contre les feux, mais 150 avions militaires Rafales. Et pendant que les grandes fortunes battent des records, 7 300 décès « en excès » ont été enregistrés lors des canicules : oui, « nos vies avant leurs profits », c’est d’actualité.
… et au sommet des grandes entreprises !
L’inaction du gouvernement n’est pas liée à la bêtise ou la folie. Ce n’est même pas une question de s’il est de gauche ou de droite. Le problème, c’est que l’Etat est au service des grandes entreprises. Or c’est dans les conseils d’administration et dans les assemblées d’actionnaires de ces groupes capitalistes qu’on trouve les responsables de la crise climatique. Regardez Total Energies. La multinationale française exploite pétrole et gaz sur tous les continents. L’Etat français couvre depuis un siècle sa pollution, son pillage des ressources, sa violence contre les salariés, ses deals pas très nets avec des dictateurs.
Urgence révolution
Alors on est tous foutus ? Non ! Le capitalisme, même dans ses ravages écologiques, lie le sort des jeunes et des travailleurs du monde entier. De l’Inde à Paris, ou dans les centaines de sites Total Energies, on est bien plus forts que n’importe quel patron ou politicien. D’ailleurs, les révoltes continuent de secouer le vieux monde. Dernières en date, les explosions de colère de la Gen Z l’année dernière. Militer avec les communistes révolutionnaires, c’est militer pour que ces révoltes deviennent des révolutions, et pas un retour au business as usual. On veut que tous les moyens techniques, scientifiques, matériels soient mis au service de la population et que ça soit les travailleurs qui décident de comment faire tourner la société, pas une poignée de patrons criminels. Organise-toi avec nous ! Et préparons dès maintenant l’expression des colères dans la rue le 29 septembre, en grève ensemble !
L’armée, c’est aussi les tentatives de mettre au pas la jeunesse (classe défense, service national, maintenant service militaire). En Allemagne, les lycéens refusent d’être biberonnés à la discipline et au nationalisme : le 25, ils seront en grève et dans la rue, comme l’étaient plus de 50 000 lycéens au printemps. Faisons pareil ici !
