

Istanbul : les étudiants de l’université du Bosphore en lutte contre la répression
Article du N°51 de Révolutionnaires (19 février 2026)
Il y a 15 jours, les étudiants de l’université du Bosphore recevaient un mail de l’administration leur demandant de vider les locaux des clubs étudiants (beaux-arts, musique et sports). Comme l’explique un étudiant : « Nos clubs sont aujourd’hui fermés les uns après les autres. Ils veulent tuer la vie du campus ; Ils voudraient que les étudiants viennent le matin, suivent leurs cours, puis repartent, sans qu’ils puissent se réunir, sans que l’université soit un lieu de socialisation. » Face au refus des étudiants et à leur tentative d’occupation, l’administration a fait fermer l’université dans la nuit du 6 au 7 février. Le déménagement des locaux s’est fait sous la protection de policiers antiémeutes lourdement équipés. Depuis, des rassemblements quasi-quotidiens sont organisés sur le campus pour dénoncer cette offensive, qui est avant tout politique.
Traumatisé par les mobilisations étudiantes du printemps 2025, Erdoğan aimerait bien mettre au pas les universités qui demeurent des centres de la contestation de son régime. Le 13 février, celui-ci paradait sur le campus sud de l’université du Bosphore (qui avait été vidé de ses étudiants pour l’occasion) et dénonçait les « minorités » d’étudiants gauchistes et leur « mentalité oppressive ». Le régime considère cette fac et d’autres comme des forteresses à assiéger. Fort heureusement les étudiants n’ont pas dit leur dernier mot. Elles et ils ont tout notre soutien.
Martin Duquesne • 19/02/2026
