

Mouvement lycéen : vers « un nouveau 68 en 2026 » ?
Près de deux semaines après le début de la grève lycéenne à Créteil, le mouvement de jeunesse initié par les lycéens continue d’accélérer et de s’étendre.

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Près de deux semaines après le début de la grève lycéenne à Créteil, le mouvement de jeunesse initié par les lycéens continue d’accélérer et de s’étendre.

En une dizaine de jours à peine, le mouvement de colère dans les lycées s’est étendu de la région parisienne à l’ensemble du territoire. Le ras-le-bol exprimé par les lycéens de Créteil a d’abord germé dans les autres lycéens de banlieue parisienne, de Saint-Denis à Sarcelles, en passant par Drancy, jusqu’à connaître une croissance explosive à Paris, Bordeaux, Tours, Besançon, Nice, Strasbourg, Toulouse, Lille, etc., aussi bien dans les lycées généraux, professionnels ou BTS. Lundi 28 septembre, le gouvernement annonçait 180 lycées bloqués, ils étaient plus de 400 le lendemain.

Depuis le 3 septembre, les étudiants de l’université technique du Moyen-Orient (ODTÜ) se mobilisent contre un projet de construction routière initié par la municipalité d’Ankara. Ils refusent la bétonisation de la forêt de l’ODTÜ, un des derniers espaces naturels de la capitale, situé en plein cœur du campus. Ce chantier est une opération au service de la spéculation immobilière : une « route du profit » qui va ouvrir le campus et sa forêt aux promoteurs.

Depuis la rentrée, des collectifs de sans-facs, soutenus par les sections syndicales locales de l’Unef, s’organisent sur les campus de Nanterre, Grenoble, Lille, Lyon et Metz pour obtenir des places à l’université. Ces jeunes refusés sur Parcoursup ou en master ont fait le choix de contester la sélection dont ils sont victimes et de se mobiliser pour contraindre les administrations à les inscrire.

Le ministre de l’Éducation rend obligatoire, dès le CM1, une cérémonie du 11 novembre pour célébrer les « Morts pour la France ». La cérémonie servirait à faire de nous « des citoyens conscients de partager une destinée commune » (une destinée commune avec Bolloré et Bernard Arnault ?), à laquelle « chacun de ses enfants peut prétendre » (sauf s’ils sont pauvres ou étrangers).

Le 7 septembre, le Sénat a rendu public son rapport sur « l’excellence dans les universités ». Une belle provocation lorsqu’on en lit le contenu. Alors qu’en avril dernier, Macron imposait un décret pour augmenter les frais d’inscription pour les étudiants étrangers à 3 000 euros l’année de licence et 4 000 l’année de master, c’est maintenant à tous que le rapport de la sénatrice (LR) Laurence Garnier propose de s’en prendre, en augmentant les frais d’inscription à 900 euros en licence et à 1 300 euros en master… Cette petite musique revient depuis des années. Nous devons la stopper net : aucune augmentation des frais d’inscription quelle que soit notre nationalité ! Gratuité des facs !

Au Mali, une campagne numérique remet sur la table le problème de l’excision.

C’est officiel : le service militaire volontaire cher à Macron, censé gommer l’échec du service national universel, a débuté le 31 août. 3 000 jeunes, la plupart recalés par Parcoursup, vont passer dix mois à apprendre à obéir aux ordres, à marcher en rang, à saluer le drapeau, à manier les armes…

Parcoursup avait déjà débouté 320 000 jeunes l’an dernier.

Fin août, l’Unef chiffrait une nouvelle hausse du coût de la vie étudiante pour cette rentrée : 35 % d’augmentation
en dix ans de politiques pro patronales sous Macron.

Les deux à trois mois de vacances pour les jeunes scolarisés ont de quoi faire rêver… quand on en a les moyens !

Depuis le 1er juillet, la loi qui supprime les APL aux étudiants étrangers hors UE non boursiers et non salariés est entrée en application