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Article du N°65 de Révolutionnaires (15 octobre 2026) Ils étaient plus de 3 000 jeudi 8 octobre à se rassembler…

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Article du N°65 de Révolutionnaires (15 octobre 2026) Ils étaient plus de 3 000 jeudi 8 octobre à se rassembler…

Article du N°65 de Révolutionnaires (15 octobre 2026)

Article du N°65 de Révolutionnaires (15 octobre 2026)

Ils ont la rage et crient « Tout le monde déteste la police », « On veut le bac et pas la BAC », « Le bac et pas la matraque », « Police partout, justice nulle part », « Moins de flics, plus de fric ».

Face à un pouvoir resté sourd à la contestation, la colère s’empare de la rue avec un sens aigu de la formule et de la provocation.

Article du N°65 de Révolutionnaires (15 octobre 2026)

Article du N°65 de Révolutionnaires (15 octobre 2026)

Près de deux semaines après le début de la grève lycéenne à Créteil, le mouvement de jeunesse initié par les lycéens continue d’accélérer et de s’étendre.

En une dizaine de jours à peine, le mouvement de colère dans les lycées s’est étendu de la région parisienne à l’ensemble du territoire. Le ras-le-bol exprimé par les lycéens de Créteil a d’abord germé dans les autres lycéens de banlieue parisienne, de Saint-Denis à Sarcelles, en passant par Drancy, jusqu’à connaître une croissance explosive à Paris, Bordeaux, Tours, Besançon, Nice, Strasbourg, Toulouse, Lille, etc., aussi bien dans les lycées généraux, professionnels ou BTS. Lundi 28 septembre, le gouvernement annonçait 180 lycées bloqués, ils étaient plus de 400 le lendemain.

Depuis le 3 septembre, les étudiants de l’université technique du Moyen-Orient (ODTÜ) se mobilisent contre un projet de construction routière initié par la municipalité d’Ankara. Ils refusent la bétonisation de la forêt de l’ODTÜ, un des derniers espaces naturels de la capitale, situé en plein cœur du campus. Ce chantier est une opération au service de la spéculation immobilière : une « route du profit » qui va ouvrir le campus et sa forêt aux promoteurs.

Depuis la rentrée, des collectifs de sans-facs, soutenus par les sections syndicales locales de l’Unef, s’organisent sur les campus de Nanterre, Grenoble, Lille, Lyon et Metz pour obtenir des places à l’université. Ces jeunes refusés sur Parcoursup ou en master ont fait le choix de contester la sélection dont ils sont victimes et de se mobiliser pour contraindre les administrations à les inscrire.

Le ministre de l’Éducation rend obligatoire, dès le CM1, une cérémonie du 11 novembre pour célébrer les « Morts pour la France ». La cérémonie servirait à faire de nous « des citoyens conscients de partager une destinée commune » (une destinée commune avec Bolloré et Bernard Arnault ?), à laquelle « chacun de ses enfants peut prétendre » (sauf s’ils sont pauvres ou étrangers).