
Élections Crous 2026 : un rejet clair des politiques de Macron, du patronat et de l’extrême droite ! Préparons les luttes à venir !
Du 3 au 5 février, 210 000 étudiants ont participé aux élections des Crous (10 000 de plus qu’il a deux ans) et quasiment 120 000 voix se sont exprimées pour des listes syndicales qui s’opposent à la sélection, aux coupes budgétaires, aux attaques de Macron et du patronat (comme le nouveau CDI jeunes). Ces dernières années, une petite hausse de la participation est enregistrée, marquée par des scores plus importants pour des listes qui défendent les intérêts des travailleurs et des étudiants, et s’opposent aux choix patronaux des gouvernements successifs.
L’extrême droite recule
L’extrême droite a tenté de profiter de ces élections pour renforcer son implantation en se présentant sous la bannière de pseudo-syndicats qu’elle anime. Malgré le boulevard médiatique dont elle profite et le financement du RN, ses scores baissent (23 000 voix, contre 26 000 en 2024) et son nombre d’élus aussi. Ses suffrages étaient divisés entre l’UNI et la Cocarde étudiante. La première passe de onze à quatre élus et la seconde n’en obtient aucun – alors qu’elle était présente dans treize académies en 2026, contre seize en 2024.
Le mouvement étudiant a une fois de plus montré ses fortes traditions. Alors que partout l’extrême droite progresse électoralement, dans les facs elle recule ! Ces élections ont été l’occasion d’exprimer le rejet de ses idées réactionnaires dans les universités, avec plusieurs rassemblements contre la présence de militants d’extrême droite, qui ont été empêchés de déverser leur propagande raciste et nauséabonde à Grenoble, Nanterre, la Sorbonne ou encore Lille.
Ce résultat doit être un point d’appui pour construire la riposte
Une chose est sûre, il ne suffira pas d’élire des représentants aux conseils du Crous. Il faudra reprendre le chemin des luttes et des mobilisations. Il faut passer outre les logiques de division bureaucratique que l’on constate dans les élections étudiantes, et œuvrer à la construction d’une mobilisation de masse, en additionnant plutôt qu’en divisant les forces militantes qui veulent, parmi les étudiants, les syndicats et les organisations de jeunesse, œuvrer dans ce sens.
Loïe Flores • 19/02/2026
