Le 27 mars, toutes et tous dans la rue contre l’austérité budgétaire et l’augmentation des budgets militaires

Edito du NPA Jeunes Révolutionnaires du 24 mars 2025

Mercredi dernier, plus de 1500 étudiants de l’Université Bordeaux Montaigne se réunissaient en Assemblée générale pour protester contre les coupes budgétaires et l’hypocrisie de leur présidence d’université. Seule réponse de l’administration : la menace d’une fermeture pure et simple de l’université, pas question, pour eux, de laisser les étudiants s’organiser alors qu’une journée nationale de mobilisation se prépare pour le 27 mars.

La guerre… mais surtout contre les travailleurs et la jeunesse !

Sans surprise, le « conclave » prévu entre le gouvernement et les syndicats n’a rien donné pour les jeunes ou les travailleurs. Ce simulacre de « négociation » auquel ont tristement participé les syndicats ne pouvait aboutir à rien d’autre qu’à un flop. François Bayrou, premier ministre, a clairement annoncé qu’il n’accepterait pas de revenir à l’âge de départ à la retraite à 62 ans comme c’était le cas avant la réforme de 2023. Le président du Conseil d’orientation des retraites a même déclaré qu’au nom de « l’économie de guerre » il faudrait envisager d’« augmenter rapidement » l’âge de départ au-delà des 64 ans ! Le patron du MEDEF, représentant des patrons, prend l’exemple du Danemark pour indiquer que les Danois bossent jusqu’à 70 ans…

Voilà les véritables intentions de la bourgeoisie française et de l’Etat à son service : dans la réorganisation de l’économie mondiale et la concurrence que celle-ci occasionne entre capitalistes, ils veulent multiplier les attaques contre nos conditions de vie et de travail, augmenter leurs profits et les budgets militaires ! Pourtant, les syndicats n’appellent pas à la moindre riposte et alimentent l’idée qu’on peut « négocier » avec ce gouvernement. Quant à la gauche parlementaire, elle nous explique qu’elle est d’accord avec les augmentations des budgets militaires  en ralliant la « défense nationale » (et nationaliste), à condition que ça soit les « riches qui paient »… Comme s’ils avaient les moyens d’obliger les Bolloré, Arnault et compagnie de faire quoi que ce soit depuis leurs fauteuils à l’Assemblée, et comme si les intérêts des jeunes et des travailleurs étaient à ranger derrière ceux des exploiteurs !
Le 27 mars, nouvel appel à la grève étudiante, pour un printemps des luttes !

Nous avons toutes les raisons de nous révolter, non seulement en France, mais aussi à l’internationale, comme on le voit avec les manifestations massives qui secouent la Grèce, la Serbie ou désormais la Turquie. Partout autour de la Méditerranée, des centaines de milliers de jeunes et travailleurs bravent les interdits pour s’opposer à des gouvernements corrompus et autoritaires.

L’agitation en France n’est pas encore aussi forte, mais les dernières manifestations féministes du 8 mars et antiracistes du 22 mars démontrent qu’une partie importante de la jeunesse et du monde du travail ne compte pas baisser la tête face aux offensives patronales et aux provocations xénophobes. Par notre nombre, nous pouvons montrer à toute la jeunesse et aux travailleurs qu’il existe une opposition à celles et ceux qui veulent leur faire les poches et demain, peut-être, les envoyer au front. La colère qui existe et se développe sur les campus doit s’exprimer massivement par la grève et dans la rue le 27 mars !