Le gouvernement mène bien une guerre… contre les jeunes et les salariés ! Construisons la riposte de rue contre sa politique

Edito du NPA Jeunes Révolutionnaires du 17 mars 2025

Ce 13 mars plus d’un millier d’étudiants ont manifesté dans les rues de Paris contre la politique austéritaire du gouvernement dans les universités. Dans plus d’une dizaine de villes, des étudiants mobilisés ont organisé des manifestations, rassemblements et actions dans le cadre de la journée de grève appelée par les organisations étudiantes pour dénoncer les coupes budgétaires dans les universités. Une mobilisation salutaire, tant ce gouvernement multiplie les annonces, au nom soi-disant de l’effort de guerre…

La guerre… mais surtout contre les travailleurs et la jeunesse !

Sans surprise, le « conclave » prévu entre le gouvernement et les syndicats n’a rien donné pour les jeunes ou les travailleurs. Ce simulacre de « négociation » auquel ont tristement participé les syndicats ne pouvait aboutir à rien d’autre qu’à un flop. François Bayrou, premier ministre, a clairement annoncé qu’il n’accepterait pas de revenir à l’âge de départ à 62 ans comme c’était le cas avant la réforme de 2023. Le  président du Conseil d’orientation des retraites a même déclaré qu’au nom de « l’économie de guerre » il faudrait envisager d’« augmenter rapidement » l’âge de départ au-delà des 64 ans ! Le patron du MEDEF, représentant des patrons, prend l’exemple du Danemark pour indiquer que les danois bossent jusqu’à 70 ans…

Voilà les véritables intentions de la bourgeoisie française et de l’Etat : dans la réorganisation de l’économie mondiale et la concurrence que celle-ci occasionne entre capitalistes, il faut multiplier les attaques contre nos conditions de vie et de travail, augmenter les profits, les budgets militaires !

L’heure est à la construction d’une riposte sociale, d’un mouvement d’ensemble

Les étudiants mobilisés du 13 mars ont montré qu’il existe une autre voie. Elle a tout intérêt à se construire, car il faut affirmer le plus massivement possible notre refus des politiques patronales, chercher à influencer des pans plus larges de jeunes ou travailleurs. Et pourtant, les syndicats n’appellent pas à la moindre riposte et se rendent « négocier » avec ce gouvernement. Quant à la gauche, elle nous explique qu’elle est d’accord avec les augmentations des budgets militaires – défense national(iste) oblige – à condition que ça soit les « riches qui paient »… comme s’ils avaient les moyens d’obliger les Bolloré, Arnault et compagnie de faire quoi que ce soit depuis leurs fauteuils à l’Assemblée.

Aucun gouvernement capitaliste, même de gauche, ne défendra jamais la population, même avec une arme atomique aux couleurs tricolores.  Macron n’a rien fait d’autre que dégrader les conditions de vies des travailleurs et des jeunes et n’a pas arrêté de réprimer avec sa police. Leur seul objectif est de défendre les intérêts des patrons français, en France et à l’international. Ceux-là même qui font des bénéfices records, en 2024 les 40 plus grandes entreprises françaises ont fait 100 milliards d’euros de dividendes, un nouveau record ! 

Le 27 mars, nouveau appel à la grève dans les facs

Comme le chantaient les étudiants à la manifestation du 13 mars à Paris : « du fric pour les facs et les lycées, pas pour les flics ni pour l’armée ! » . Ces derniers se sont organisés dans des assemblées générales pour décider de leurs revendications et de leurs moyens d’actions. Les étudiants mobilisés appellent à une nouvelle journée de grève le 27 mars et cette journée est aussi relayée par les syndicats étudiants et de personnels des universités. Ce qu’on a besoin aujourd’hui pour freiner la politique de ce gouvernement c’est d’un mouvement d’ensemble, alors allons-y !