
LE POUVOIR TREMBLE, TOUS ENSEMBLE AVEC LES LYCÉENS !
Edito du NPA Jeunes Révolutionnaires du 5 octobre 2026
Plus de 1000 lycées mobilisés la semaine passée, cette semaine, on remet ça ! Tous les départements sont touchés par la vague de contestation malgré les lock-out et les violences policières. Leur colère est contagieuse jusquʼà La Réunion, la Martinique et la Guadeloupe. Tous concernés par le manque de moyens et un avenir de misère et de guerre : rejoignons-les !
Génération révolution
La Gen Z met encore une fois la révolte sur le devant de la scène. Cette fois-ci, cʼest la jeunesse des quartiers populaires qui a pris les devants. Chez les lycéens bien sûr, dans les lycées techno, pro ou généraux, dans les grandes comme les petites villes, mais aussi chez les étudiants et les travailleurs. Il nʼest pas rare de voir des profs, des personnels de lycée ou des parents dʼélèves venir protéger les blocus ou manifester avec les élèves. Les étudiants aussi rejoignent la lutte avec des assemblées générales et des blocus dans une dizaine de villes différentes. Baisse annoncée des APL, hausse des frais dʼinscription pour les étudiants étrangers, refus sur Parcoursup, fermetures de filières : le manque de moyens et le tri social, on connaît aussi ça à la fac.
Alors rejoignons-les !
Cʼest contre toute cette société que les lycéens se révoltent : celle qui leur vend le mythe de « lʼégalité des chances » alors quʼà lʼécole comme ailleurs, les riches ont tout et les pauvres se débrouillent avec les restes. Ils se révoltent contre les lycées-casernes, contre les journées de 8h à 18h sans chauffage en hiver ou sous la chaleur sans volets, avec le plafond de lʼinternat qui laisse entrer lʼeau de pluie dans les dortoirs. Et ce sont tous les travailleurs qui sont concernés par la casse des services utiles à la population comme les hôpitaux ou les pompiers, les attaques sur les aides sociales comme le chômage ou les APL, les salaires trop bas pour suivre lʼinflation ou les licenciements. Rejoignons les lycéens le 6 octobre et après !
C’est qui les casseurs ?
Face au mouvement, le gouvernement est dans lʼimpasse. Pour tenter de lʼendiguer, il bloque lui-même les lycées et parfois les facs en passant les cours à distance ! Pour y faire face, une seule solution : la grève lycéenne et étudiante, pour se libérer des cours, exiger la banalisation des absences et décider nous-mêmes de notre mobilisation.
Le gouvernement qui voulait faire adopter son budget qui déclare la guerre aux classes populaires et fait des économies sur lʼécole, lʼhôpital et les aides sociales, se retrouve face à des jeunes qui refusent de baisser la tête. Les plateaux télé sʼinsurgent contre des poubelles brûlées et des grilles de lycées arrachées. Mais qui « fout la merde » si ce nʼest le ministre de lʼIntérieur qui assume nʼavoir donné « aucune consigne de retenue » à ses flics, qui ont interpellé plus de 5.000 mineurs, après en avoir éborgné et étranglé dʼautres ?
Leurs cauchemars sont nos objectifs de lutte !
Le premier ministre dit craindre une « crise lycéenne » et une « convergence des luttes » entre différents secteurs. De nombreuses structures syndicales locales appellent à rejoindre le 6 octobre aux côtés des lycéens. Le gouvernement est terrorisé à lʼidée que les parents des jeunes quʼil matraque sortent eux-aussi dans la rue. Alors quʼon parle dʼun potentiel retour des gilets jaunes, cʼest maintenant quʼil faut sʼy mettre. Pour arracher de lʼargent pour lʼéducation et tous les services utiles à la population, cʼest ça quʼil faudra un mouvement de grève générale dans lʼensemble des secteurs de la jeunesse et du monde du travail. On les fait trembler, on peut les faire tomber. Mais pour cela, pas question de se faire avoir ! Hors de question dʼécouter ceux qui nous appellent au calme, comme le « porte-parole » lycéen inventé par Macron. Hors de question de discuter lycée par lycée avec les directeurs pour que rien ne change. Pour pouvoir frapper ensemble, il faut se coordonner. En région parisienne comme dans plusieurs villes (Lille, Lyon, Nantes, Grenoble, Bordeaux…) les lycéens mobilisés montent des coordinations inter-lycées pour sʼorganiser, prenons exemple sur eux ! Dans les facs aussi, soyons nombreux en assemblées générales pour rejoindre la mobilisation ! Toutes et tous en manifestation mardi 6 octobre et ensuite !
