Les CRS à nouveau déployés contre une occupation de sans-facs à Nanterre !

Article du N°50 de Révolutionnaires (5 février 2026)

Dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier, 70 membres du collectif des sans-facs de Nanterre et de nombreux soutiens (Unef Nanterre, militantes et militants de SUD Éducation et de la FSU), ont de nouveau occupé le bâtiment de la présidence de l’université, dans un conflit qui dure depuis juillet.

Les sans-facs, sortant du lycée ou de licence et refusés à l’université par les machines de sélection que sont Parcoursup et MonMaster, refusent un tri social qui exclut en premier lieu les enfants de la classe ouvrière ou issus de l’immigration. Leur collectif et leurs soutiens ont lancé cette nouvelle occupation pour imposer l’ouverture de négociations. La section SUD des employés de la fac, la FSU 92, mais aussi le collectif parents-profs de la ville de Nanterre, ainsi que le député LFI Éric Coquerel se sont portés volontaires en vue d’une médiation pour résoudre le conflit.

Une nouvelle fois, la présidence de l’université a fait le choix d’une brutale répression. Elle a condamné avec des barrières et des vigiles les accès à l’université, avant de faire expulser l’occupation par l’intervention de la police (comme elle l’avait déjà fait lors de la première occupation) et en nassant le rassemblement de soutien. Un scandale, de la part d’une présidente de « gauche » qui a publié récemment une biographie de Rosa Parks ! Cette même présidence qui poursuit en diffamation la représentante légale de l’Unef Nanterre, par ailleurs militante du NPA-R, pour une affiche dénonçant sa politique de sélection sociale.

Ces méthodes autoritaires ont pour objectif de mettre fin aux luttes qui remettent en question la sélection. Or, dès le lendemain de l’intervention policière, le collectif intervenait dans les amphis pour dénoncer ce coup de force. Les sans-facs ont bien raison de continuer !

Georges S. Minog • 02/02/2026