Pour en finir avec l’extrême-droite, renversons cette société

Edito du NPA Jeunes révolutionnaires

Au premier tour des municipales, le RN améliore ses scores dans une élection qui ne lui est pas favorable d’habitude. Déjà élus dans leurs fiefs, et avec de gros scores à Nice ou à Marseille, les candidats d’extrême droite profitent du battage médiatique contre LFI et l’extrême gauche après la mort de Quentin Deranque.

Les racistes en cagoule…

Après avoir fait du militant raciste et catholique intégriste mort à Lyon un saint, l’extrême-droite et le gouvernement sont à peine embêtés par ses tweets publiés par Médiapart. Des tweets à vomir, contre les Noirs, les immigrés, les Juifs, l’IVG. Quentin Deranque était clair : « Moi, je soutiens Adolf ». Pendant ce temps, Alice Cordier, chef du collectif d’extrême-droite Nemesis, peine à justifier ses signes nazis. Pour un collectif qui instrumentalise la lutte contre l’antisémitisme pour mieux soutenir les massacres en Palestine, ça fait mauvais genre.

De quoi rappeler que l’extrême-droite est militante de toutes les dominations. Elle fonde son programme sur l’identité fantasmée d’un peuple « de souche » et contre ce que les gens sont, en raison de leur origine, couleur de peau ou sexualité. Son programme dans les élections municipales se résume à « des flics ; des armes pour les flics ; des caméras pour les flics ». Et parce que ce sont les militants de toutes les inégalités, ce sont aussi ceux de l’exploitation, avec la haine des travailleurs chevillée au corps et un programme taillé sur mesure pour le patronat.

…et les racistes en costard

Les idées nauséabondes de l’extrême-droite pourraient presque faire oublier qu’elle n’a pas le monopole de la violence. Qui laisse des enfants dormir à la rue, qui fait en sorte que des travailleurs rasent les murs par peur d’une OQTF, qui licencie tout en attaquant le droit au chômage, qui envoie les flics sur nos manifestations ? Qui soutient les pires atrocités au Moyen-Orient pour le compte de l’impérialisme américain, et français derrière lui ? Qui donne des ailes aux nazillons en appliquant les politiques de l’extrême-droite contre les immigrés, contre la solidarité au peuple palestinien et contre la gauche ? C’est bien le gouvernement. Et derrière lui, d’autres cravates encore : celles des patrons et des actionnaires. Ce sont eux les responsables de la violence et de la misère sociale. Eux … et tous les politiciens qui passent à leur service.

La gauche ne fait pas beaucoup mieux. Elle prétend gérer les affaires des capitalistes, et se retrouve forcément à attaquer les travailleurs. Depuis les années 80, les gouvernements Mitterrand, Jospin, puis Hollande nous l’ont fait sentir. Pire encore, cette même gauche a repris les politiques nationalistes voire racistes : les blagues sur les charters, les discours sur l’immigration illégale, la déchéance de nationalité, les reconduites à la frontières etc. 

Comment en finir avec l’extrême-droite ?

En 2024, le NFP a ressuscité le PS, tout en appelant à voter Darmanin contre Bardella au second tour. Cette politique du « moins pire » donne 20 ans de barrage avec Chirac, puis Macron, puis re-Macron, pour finir avec une extrême-droite à 40%.

Actuellement, les idées les plus rances se réchauffent sur fond d’attaques patronales et de militarisme. Il n’y a pas de fatalité à cette situation.  Pour y mettre fin une fois pour toute, il va falloir s’organiser et s’attaquer aux racines de ce système. Pour ça, il faut que les jeunes et les travailleurs prennent leurs affaires en main. Et ça passe forcément par des luttes, à l’image de celle de Minneapolis contre la police de l’immigration de Trump ; ainsi que par la construction d’organisations communistes et révolutionnaires pour pousser ces luttes au bout de leurs possibilités.