La rentrée, cʼest des plafonds qui tombent, des options qui sautent faute de profs, et des infirmières absentes. Et avec ça, une bonne dose de stress Parcoursup alors quʼil nʼy a même pas de bonnes conditions pour étudier. A Créteil comme à Gonesse, les lycéens lʼont dit haut et fort sur les blocus !

Le 8h-18h à 16 ans, sans compter le temps de transport ? Cʼest absurde, mais ça permet de coller aux horaires de taf des parents (pour ceux qui ne bossent pas de nuit). Le tri social du collège à la terminale entre enfants des beaux-quartiers et ceux des quartiers populaires ? ça permet de mettre au boulot rapidement les enfants de travailleurs : « vite, vite, en filière pro ! ». Yʼen a marre que la société soit organisée selon les besoins des patrons et pas ceux de la population !

On nʼa pas de raison dʼaccepter que « cʼest comme ça, on ne peut rien y faire ». De lʼargent, yʼen a. Yʼen a même beaucoup : 211 milliards dʼaides aux grands capitalistes, et encore quelques milliards pour lʼarmée. Mais le gouvernement, son taf nʼest pas de mettre lʼargent où on en a besoin : son taf, cʼest de geler les retraites, de geler les aides au logement, de sʼen prendre aux arrêts maladies, et de nous pourrir la vie avec son racisme !

Alors quand la police essaie de faire taire les lycéens à Saint-Denis ou à Sarcelles, elle nous montre bien quʼêtre à genoux devant les riches et féroce contre la population, cʼest la seule chose quʼon peut attendre de lʼEtat. Notre réponse ? Être plus nombreux et plus organisés dans les lycées dès le lendemain.

Des alliés pour gagner, il y en a dans tous les autres lycées, vu comment partout cʼest la galère. Mais yʼen a aussi chez les travailleurs. Du côté de tous ceux qui refusent de se faire licencier (comme dans les entreprises Sodexo ou PSA Poissy en région parisienne) ou qui refusent de se faire racketter à la station-service avec le litre dʼessence à 2€50.

Dans quelques jours, mardi 29, les pompiers et les travailleurs du public proposent de se mobiliser pour dire que des moyens, il en faut, et on ira les chercher. Soyons nombreux et nombreuses à cette manifestation ! De quoi dénoncer toute cette société qui marche sur la tête ! Dʼautant plus que dans la foulée, ça discute « retour des gilets jaunes » en octobre.

Mais dʼici-là et après, nous on pense que partout, il faut que la colère sʼorganise : quʼon décide ensemble dans des assemblées de nos lycées, quʼon se rende visibles avec des pancartes, banderoles et blocus, quʼon aille chercher autour de nous les potes, les camarades de classes, les autres lycéens qui veulent se battre.

Edito du 26 septembre 2026 du NPA Jeunes Révolutionnaires Lycée