Nous, étudiants et étudiantes réunis en assemblée générale inter-facs à plus de 500, appelons à amplifier la mobilisation. Nous l’affirmons avec force, notre mobilisation va continuer pendant les vacances et nous annonçons d’ores et déjà que la semaine du 2 novembre nous ne ferons pas la rentrée mais appelons à la mobilisation générale ! Nous appelons bien évidemment aussi à rejoindre la manifestation du 24 octobre !

Face à l’ampleur du mouvement, le gouvernement tente de réprimer et de faire interdire les manifestations sous prétexte de la « casse » afin d’en empêcher l’extension vers le monde du travail. Cette petite musique pour diviser les manifestants depuis plusieurs jours ne vise qu’à une chose : empêcher toute manifestation, c’est là le véritable objectif du gouvernement. C’est ce qu’il a tenté de faire contre la manifestation déposée par l’AG interfac ce jeudi 22 octobre à Paris en direction du monde du travail au départ de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Nous avons contesté cette interdiction au Tribunal administratif où nous avons gagné la levée de l’interdiction ! Face à ce pied de nez, l’Etat a de nouveau interdit notre manifestation. Un véritable scandale, nous ne nous laisserons pas faire !. 

Dans le même temps, la police déloge l’occupation de  la Sorbonne Nouvelle hier soir, et arrête arbitrairement deux  étudiants mobilisés à la sortie de notre AG interfac. Dans les facs, le distanciel, les lock-outs et le maintien des examens ont également pour objectif d’empêcher la mobilisation la plus large des étudiants au mouvement, nous devons nous y opposer ! Ces tentatives de faire arrêter le mouvement ne nous empêcherons pas de nous mobiliser. 

La manifestation du 17 octobre a été extrêmement massive, plus de 800 000 jeunes et travailleurs ont pris la rue. Nous appelons à rejoindre la manifestation de ce samedi 24 octobre au départ de Bastille et à nous retrouver dans un cortège inter-facs.. La détermination de la jeunesse commence à gagner les travailleurs et travailleuses, l’heure est à organiser des grèves massives et à converger. Les vacances universitaires ne doivent pas non plus nous arrêter ! Dès le mardi 3 novembre, jour de la rentrée, nous appelons à une journée de mobilisation dans les facs et nous rejoignons l’appel de l’intersyndicale à manifester et à faire grève le jeudi 5 novembre afin de se lier avec les travailleurs. Le mouvement social en cours n’est pas prêt de s’arrêter. Nous nous adressons au monde du travail pour lutter ensemble, c’est la grève générale que nous devons construire !