
« Bienvenue en France » – Les étudiants ne se laissent pas diviser par les calculs du gouvernement
Article du N°58 de Révolutionnaires (28 mai 2026)
C’est le 20 mai dernier que Philippe Baptiste, ministre de l’ESR, a fait paraître son décret imposant dans toutes les universités l’application de la réforme Bienvenue en France, avec élévation des frais d’inscription des étudiants étrangers extra-européens à 2 895 € l’année en licence et à 3 941 € l’année en master. C’est une attaque contre toute la jeunesse, immigrée ou non. Le gouvernement espère que les étrangers seront battus seuls, que le passage du décret ne fera pas de vague, et qu’il pourra ainsi poser les bases de l’augmentation des frais d’inscription pour tous les étudiants.
Que le décret soit passé n’empêche pas des étudiants, enseignants, personnels de tenir bon et de poursuivre la contestation. Le ministre a cherché à faire un effet d’annonce en annonçant que 30 % des étudiants étrangers seront exonérés, davantage que les 10 % originellement annoncés – en réalité, le taux d’exonération va baisser année après année. Mais c’est 100 % de cette réforme raciste qui doit dégager !
Certaines présidences d’université, comme à Rennes 2, annoncent qu’elles n’appliqueront pas la hausse. Reste à voir combien de temps elles tiendront, car toutes ont une peur bleue des coups de pression du rectorat et du ministère. Reste la seule solution qui vaille, la mobilisation : ce 26 mai, des rassemblements d’étudiants, enseignants et personnels se sont tenus comme à Paris, Bordeaux, Grenoble, Lille et Metz. Avec la détermination de tenir et d’organiser la colère contre ce décret dès maintenant et à la rentrée de septembre.
Fred Bailhau • 26/05/2026
