
Faut-il désarmer la police ?
Article du N°54 de Révolutionnaires (2 avril 2026)
Avec ou sans arme, la police tue
Le maire de Saint-Denis (LFI) annonce vouloir retirer aux policiers municipaux leurs LBD, cette arme qui a éborgné les Gilets jJaunes. Pourtant, ces dernières semaines, la police n’a pas eu besoin d’armes pour blesser. ÀA Toulouse, Vitry, Noisiel, leurs poings ont suffit amplement. ÀA Rillieux-la-Pape, ce sont leurs chiens qui mordent à la gorge un jeune.
Un bras armé qui fait de la politique
Pour garantir son impunité et obtenir ses permis de tuer, la police s’organise. Les frondes des policiers après l’assassinat de Nahel en 2023 ou contre leur récent désarmement partiel à Saint-Denis, ont été organisées par les syndicats de policiers (SPDM, Alliance) et soutenue par l’extrême -droite. Le premier appelle à « fuir les communes LFI », le second réclame la présomption de légitime défense contre le « laxisme » de la justice.
Armement et désarmement : les vendeurs d’illusions sont de sortie
Côté armement, la droite et l’extrême -droite jouent la carte sécuritaire : il faut des flics avec armes, chiens et caméras pour lutter contre « l’insécurité ». Éric Ciotti promet même « l’asile politique » aux flics souhaitant « fuir les communes de gauche ».
De l’autre côté, la gauche dite radicale ne fait que distribuer des illusions : le rêve d’un capitalisme « clean », 100 % pacifique, avec une police humaine en prime, made in conseil municipal. Mais police et exploitations sont étroitement liées : c’est elle qu’on appelle matraques en main et armées avec dès que la violence de la société pousse les travailleurs à faire grève et manifester, les jeunes à relever la tête. C’est la police qui déloge les mineurs isolés étrangers lorsqu’ils se mobilisent pour obtenir un toit par exemple.
Pour en finir avec la police et ses violences, c’est bien toute leur société capitaliste qu’il faut renverser !
Alexis Micshen • 31/03/2026
