La classe des milliardaires déclare la guerre aux classes populaires !

Edito du NPA Jeunes Révolutionnaires du 16 janvier 2026

L’année 2026 est à peine entamée et, déjà, les menaces s’amoncellent. Après avoir bombardé le Nigéria en décembre, Trump a fait enlever le président vénézuélien en janvier et a menacé de bombarder l’Iran une nouvelle fois. Il vise maintenant le Groenland et les richesses de son sous-sol, en menaçant de nouvelles sanctions économiques les pays qui ne l’accepteraient pas. En réponse, les pays européens y ont déployé quelques troupes et s’interrogent sur les possibilités de ripostes commerciales et douanières.

Le message de violence de Trump contre les classes populaires…

Bruits de bottes, chantage, menaces… En attendant, les budgets militaires s’envolent, et, pour les financer, nos dirigeants veulent s’en prendre encore à la santé, l’éducation, à tout ce qui nous rend service : la guerre des matières premières est déclarée et, si elle ne s’accompagne pas dans l’immédiat d’une guerre généralisée, elle tue déjà en Ukraine ou en Afrique et se double d’une guerre contre les classes populaires.
Aux États-Unis, Trump déploie l’ICE – des bandes de nervis masqués, armés, qui traquent tous ceux qu’ils identifient comme « migrants ». Ils se livrent à de véritables kidnappings dans les écoles, les lieux de travail ou les restaurants. À Minneapolis, un flic de l’ICE a abattu de trois balles dans la tête une femme, Renee Good, venue protester contre eux. Les dirigeants américains assument et osent l’accuser de terrorisme, alors même que la vidéo du meurtre a été vue des millions de fois et que tout le monde a pu entendre le flic assassin, connu pour ses opinions d’extrême droite, lâcher en la tuant : « P… de salope ! » Le message de Trump s’adresse à tous les travailleurs : personne n’est à l’abri de ses coups.

… un message qui vaut aussi ici !

Cela se passe aux États-Unis. Mais que dire, ici, de la façon dont les flics détruisent les tentes où s’abritent les réfugiés, brûlent leurs affaires, traquent en mer les migrants entassés dans des embarcations de fortune, entravent les secours ? Dans la nuit du 14 janvier, El Hacen Diarra, un travailleur mauritanien de 35 ans, est mort en garde à vue à Paris. Des vidéos montrent les flics le frapper violemment alors qu’il était à terre, dans son sang, devant son foyer. Des centaines de personnes ont manifesté dimanche devant le commissariat. C’est une première réponse à cette violence policière raciste, récurrente ici aussi, qui en appelle d’autres !

S’organiser pour que la peur change de camp !

Trump et les dirigeants des pays capitalistes se disputent les richesses de la planète, mais la véritable ligne de démarcation qu’ils sont tous en train de tracer est celle qui sépare les milliardaires, au nom desquels ils gouvernent, de nous tous à qui ils déclarent la guerre. Sauf qu’ils sont loin d’avoir gagné ! En déchaînant ses brutes dans le Minnesota, Trump a provoqué une réaction populaire : des milliers de personnes patrouillent pour pister les commandos de l’ICE, les mettre en échec et exiger leur départ. Et tous les travailleurs du Minnesota sont appelés à faire grève par leurs syndicats vendredi 23 janvier.

Aussi puissants qu’ils se croient, les grands de ce monde ne peuvent rien sans nous, car c’est nous qui faisons tout. Alors, il faut nous préparer à la riposte pour remettre les pendules à l’heure, pour que la peur change enfin de camp !

Ici aussi, la guerre aux travailleurs … et à leurs enfants !

De la 3e au master, la sélection frappe à tous les niveaux et ce dès cette semaine avec l’ouverture de Parcoursup. Ce tri social est aggravé par les dernières attaques sur les budgets des facs, à coups de filières fermées et d’augmentation des frais d’inscription. Et pour ceux qui, une fois rejetés de l’école, hésiteraient à aller aussitôt se crever au boulot, l’État français propose un détour par le service national, avantage Parcoursup et solde à l’appui. Un service militaire « volontaire » dont la campagne de recrutement vient de commencer pour mieux embrigader la jeunesse. Face à un avenir bouché, nous promettant d’être servis en chair à canon et à patron, à nous de nous organiser pour refuser de marcher au pas !