Le gouvernement cuisine une nouvelle augmentation des frais d’inscription pour tous les étudiants ! Préparons nous à la lutte !

Communiqué du NPA Jeunes Révolutionnaires du 25/06/26 

Mi-juin, le gouvernement a réuni des représentants du patronat, de l’enseignement privé et des partisans de la privatisation dans le cadre des « assises sur le financement de l’Université publique ». Ici, les deux rapporteurs du gouvernement ont défendu dans leurs « conclusions » du 16 juin l’objectif d’augmenter les frais d’inscription à 900€ en Licence et 1 500€ en Master.

Après les étudiants étrangers, étendre la hausse pour tous?

La petite musique sur la hausse des frais d’inscription pour tous continue ! Jérôme Fournel et Gilles Roussel, les tic & tac qui copilotent ce rapport, respectivement ancien directeur de cabinet de Michel Barnier et ancien président d’universités parisiennes, ont défendu la semaine dernière leurs propositions au CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche). Dans leur diaporama présenté au gouvernement, ils suggèrent notamment au ministre de faire contribuer les étudiants à 10% du financement de leur formation (apprentissage non-compris), soit quatre fois plus qu’aujourd’hui ! Une augmentation qui porterait les frais d’inscription à 900€ environ pour une année de licence, et à 1 500€pour une année en master. Et le rapport ose évoquer cette mesure comme n’étant qu’une hausse « modérée », alors que la précarité saisit déjà au cou les centaines de milliers d’étudiants qui sautent des repas chaque semaine et renoncent aux soins faute de moyens, quand elle ne les précipite pas carrément sans diplôme dans les bras de l’exploitation patronale, et ce dès le lycée. D’ailleurs les rapporteurs assument, pour payer ces frais d’inscription, il faudra faire des prêts étudiants ! 

Le racket des étudiants s’organise 

Comme nous l’avions dénoncée, la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers, validée par décret en mai, doit servir à préparer le terrain à la généralisation pour tout le monde. Le gouvernement cherche aussi à accélérer la privatisation. Dans les assises, les pistes évoquées sont toujours plus au service du patronat ; il faudrait chercher à renforcer les liens avec lui, notamment par des partenariats avec le privé, l’industrie et l’armement, pour espérer plus d’argent ; ou encore mettre en valeur le patrimoine immobilier des facs.

Ces solutions ne sont en réalité que des attaques contre l’ensemble de la jeunesse, prenant prétexte de ces déboires budgétaires organisés par les gouvernements successifs. Les frais d’inscription racistes par exemple, pudiquement nommés FIEC (frais d’inscription appliqués aux étudiants extra-communautaires), bien qu’ils poussent à l’endettement ou hors des facs des milliers de jeunes, seraient loin de combler le trou dans les caisses de l’ESR. Ils rapportent au maximum deux à trois cents millions aux universités quand elles auraient besoin de plusieurs milliards. 

Refusons de payer un centime en plus ! Prenons la thune chez les milliardaires et les budgets militaires !

Ces attaques sont des choix budgétaires clairs : de l’argent pour l’armée et pas pour les universités. L’argent existe… et de manière importante ! Rien que ces dernières années le gouvernement a offert plus de 200 milliards d’aides sociales aux grandes entreprises. Les mêmes grandes multinationales font des profits faramineux : les 40 entreprises du CAC 40 ont enregistré 1 748,7 milliards de profits en 2025 !

L’augmentation est une attaque contre tous les étudiants, et une énorme insulte à tous les enfants de travailleurs pour qui l’accès à l’Université devient de plus en plus difficile.

Une seule réponse : préparer dès maintenant la lutte du mouvement étudiant !

En décembre 2018, la grève étudiante, en plein milieu des partiels du premier semestre, avait obligé le gouvernement à annuler la généralisation de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers. Cette victoire partielle de l’époque nous rappelle que lorsque la mobilisation est massive et déterminée, elle peut faire reculer n’importe quel gouvernement. Aujourd’hui, nous sommes une large majorité à être opposés à ces mesures. Et plusieurs présidences d’université ont déjà annoncé ne pas appliquer pleinement le décret concernant les frais d’inscription racistes, car elles sont conscientes que cela pourrait mettre les feux aux poudres. De la même façon, le gouvernement semble pour le moment préférer attendre un timing plus favorable pour déclencher une hausse généralisée.

Des premiers rassemblements, appelés par les organisations de jeunesses, ont eu lieu en mai et juin contre cette mesure et ce alors que les facs étaient déjà fermées. A la rentrée, à nous de nous mobiliser, en masse, par des journées de grève et de manifestation !