Mort d’un militant faciste à Lyon : Face à l’instrumentalisation et aux attaques du gouvernement et de l’extrême-droite, faisons front !

Edito du NPA Jeunes Révolutionnaires

Le 14 février, un militant d’extrême-droite fasciste est décédé à la suite d’une rixe en marge d’un meeting à Lyon. Depuis, c’est une déferlante de haine dans les médias et sur les réseaux contre la France Insoumise, la Jeune Garde et l’extrême-gauche pour dénoncer nos organisations comme violentes et responsables de la mort du militant.

Une offensive de la part du gouvernement et de l’extrême-droite 
Le jeune décédé n’est pas un simple choriste de sa paroisse, mais un membre du groupuscule néofasciste Allobroges Bourgoin et de l’Action Française. À peine mort, l’extrême-droite brandissait déjà  son cadavre pour déverser ses idées réactionnaires et scandait « la lutte à mort rend joyeux ». Lors de la manifestation à Lyon samedi dernier, organisée avec la bénédiction du ministre de l’intérieur, si prompt à interdire les manifs Palestine au nom de la lutte contre l’antisémitisme, des manifestants lui ont rendu « hommage » en faisant des saluts nazis, et en enchaînant les insultes racistes et homophobes. La minute de silence à l’assemblée nationale, observée par tous les groupes parlementaires de droite comme de gauche, faisant du militant d’extrême-droite un martyr, est un ralliement de la bourgeoisie à l’extrême-droite.

La semaine dernière, lors d’un débat télévisé, la candidate des Républicains à la mairie de Marseille, Martine Vassal, a carrément repris la devise du régime de Vichy « travail famille patrie ». Le ministre de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a quant à lui sauté sur l’occasion pour restreindre la liberté d’expression dans les universités, en tentant d’y interdire les réunions politiques.


Les capitalistes en défense de l’extrême droite… pour mieux défendre leurs intérêts !
Si le gouvernement et la droite font le choix d’instrumentaliser cette mort pour mieux s’attaquer à la gauche et l’extrême gauche, c’est parce que l’extrême droite est la première à défendre l’ordre bourgeois. Un ordre social à son image : violent et injuste. C’est ce même ordre qui est défendu par la police. Un ordre qui tue comme le montre le meurtre d’El Hacen Diarra dans un commissariat du XXème arrondissement de Paris, il y a quelques semaines, et les 52 personnes mortes suite à une intervention policière en 2024 en France, ou comme au États-Unis avec l’ICE. Un ordre social dans lequel toutes les vies ne se valent pas : où les morts au travail, les victimes de meurtres racistes ou les 70.000 palestiniens tués par l’Etat d’Israël n’auront pas de minute de silence.


Pour en finir avec  l’extrême droite et ses idées, ne comptons que sur nos grèves et nos manifestations ! 
Nous nous tenons aux côtés de la France Insoumise contre l’offensive en cours de la part de tout l’arc politique, du PS à l’extrême droite.  Le gouvernement va utiliser cette situation pour faire pression sur l’ensemble du mouvement social. Contre ces attaques et contre l’extrême-droite, notre force est celle de nos mobilisations, nos grèves, nos manifestations et leur généralisation. C’est par là que nous pourrons en finir avec les décennies de politiques anti sociales et racistes qui pavent la voie à l’extrême-droite… que ces politiques viennent de la droite ou de la gauche : la déchéance de nationalité proposée par le PS en 2016, les rafles de Retailleau en 2025, toutes les lois « immigration » qui s’accumulent, la liste est longue. Nos luttes sont capables d’arracher les racines de ce système capitaliste dont l’extrême droite est le produit le plus crasse et le défenseur le plus fidèle.