

Modi et les cafards
Article du N°58 de Révolutionnaires (28 mai 2026)
Le 15 mai dernier, le président de la Cour Suprême indienne, Surya Kant, déclarait qu’une partie des jeunes du pays était « comme des cafards, qui ne trouvent pas de travail et n’ont pas leur place dans le monde du travail. ». En réaction, un étudiant en communication à l’Université de Boston a créé le « Cockroach Janta Party », le parti populaire des cafards, sur les réseaux sociaux.
La blague a pris de l’ampleur, et une frange de la jeunesse révoltée indienne s’en est saisi. Avec déjà près de 23 millions de followers sur Instagram, et déclarant plus d’un million de membres sur son site, le CJP est devenu un véritable cri de colère. À l’instar des mouvements de révoltes de la GenZ, le parti cherche à exprimer le cri de colère d’une jeunesse qui se sent méprisée par un système qui ne lui promet que la guerre et le chômage – alors que la moitié des jeunes diplômés indiens ne trouvent pas de travail.
Des revendications émergent de toutes parts, le ministre de l’Éducation est appelé à la démission. Le pouvoir a peur de la révolte : l’initiateur de cette blague a reçu des menaces de mort et le gouvernement a cherché à faire fermer les comptes sur les réseaux sociaux. Mais attention ! Si les cafards ont une qualité, c’est bien leur résilience…
Victor Roux • 26/05/2026
